09 septembre 2026


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83ème anniversaire de l’insurrection libératrice de la Corse.
14 H 50 : - Mise en place terminée, des porte-drapeaux, des délégations d'associations d'anciens combattants et des autorités civiles et militaires.
Quatorze porte-drapeaux représentant le monde combattant.
15 H 00 : - Arrivée de madame la Préfète de la Haute-Corse et des personnalités qui l'accompagnent.
- Honneurs
- Lectures par un scolaire
- Le chant des partisans interprété par la Lyre bastiaise
- Allocution du président de l’ANACR 2B
- Allocution de monsieur le Maire de Bastia, particulièrement apprèciée de tous mais nous n'avons pas pu la récupèrer, Gilles reste discret
- Dépôt de 5 gerbes
- Sonnerie aux Morts
- Minute de silence
- Dio vi salvi Regina interprété par la Lyre bastiaise
- Refrain et un couplet de la Marseillaise
- M. le directeur de cabinet du Préfet et les personnalités qui l’accompagnent saluent les porte drapeaux, les présidents d’associations d’anciens combattants et les délégations civiles et militaires
La réistance Corse a libéré sa patrie !
Sixte UGOLINI, président honoraire de l'Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance de Haute Corse, a fait un discourt qui mérite sa lecture.
L’histoire de l’insurrection populaire du 9 septembre 1943 vient d’être altérée par un historien en quête d’originalité.
Dans un article du 20 mars 2026, pour passer, dit-il, de la mémoire à l’histoire, il soutient que le 9 septembre est une date fabriquée pour des raisons politiques et idéologiques, qu’il s’agit en fait d’une invention pour écrire l’histoire d’une certaine manière.
D’abord, supprimer la mémoire n’est pas affaire d’historien.
Les témoins de l’histoire peuvent parler parce qu’ils ont vu et entendu.
Les acteurs, les porteurs de mémoire, parce qu’ils ont vécu les événements, souvent au péril de leur vie.
Lorsque l’histoire est racontée, la mémoire se soulève et l’oubli s’éloigne.
On peut dire ensuite que le 9 septembre 1943 à Ajaccio n’est pas un jour pareil aux autres jours.
Il fut l’expression des espoirs et de la lutte du peuple corse pour sa libération, lutte difficile et longuement préparée.
La stratégie adoptée par le Front national pour la libération et l’indépendance de la France, qui regroupait toutes les tendances de la Résistance, après la Conférence de Porri début mai 43 qui l’avait proposée, était très claire.
Elle s’était concrétisée dans un tract largement diffusé et partout bien accueilli, intitulé : « Appel au peuple corse »>.
Le titre est sans ambiguïté. Il affirmait que la libération de la Corse devait être l’affaire du peuple corse lui-même.
Il concluait ainsi : « Unis et décidés, le peuple corse peut tout ».
En conséquence, tous les moyens sont mis en œuvre pour rassembler tous les Corses, sans distinction d’opinions ou de croyances.
Au premier chef, sont mises en avant les revendications matérielles pour le pain et contre l’accaparement des richesses par les occupants, i lucchesi, comme disaient les nôtres à l’époque.
Déjà, le 30 novembre 1942, un tract du Front national appelait à la lutte en ces termes : « Pour nourrir l’occupant lucquois, les traîtres à son service viennent de réduire notre maigre ration de pain de moitié.
Aux responsables, traîtres et envahisseurs, les ménagères de notre ville montreront qu’elles sont fermement décidées à lutter pour que leurs gosses ne crèvent pas de faim pour les lucquois ».
Après des mois de privations, la colère éclate.
En mars 1943 à Bastia se déroule ce que l’on a appelé « la manifestation des casseroles ».
Les mères de famille sont dans la rue et tapent sur des casseroles pour réclamer du pain.
Elles sont dirigées par quatre femmes héroïques qui se prénomment toutes quatre Louise.
La manifestation des quatre Louise, disait Fusella.
À ces manifestations se joignent les élèves internes du lycée de Bastia, dirigés par Léo Micheli, qui font, d’une manifestation pour le pain, une manifestation pour le pain et la liberté, avec au bout la victoire du grand drapeau de la Milice, crachant sa déception dans un grimaçant « Refuge ».
Pour mieux pénétrer l’ensemble du corps social, la Résistance s’empare de l’identité corse.
Il faut mobiliser la population aussi sur le registre identitaire insulaire.
On invoque les héros de l’histoire de la Corse.
Un tract proclame : « Tous unis, face à l’envahisseur, notre devise sera celle de Sampieru Corsu : Morte al nemicu ! ».
Invocation des mânes de Pascal Paoli, le père de la nation corse, dont la devise : « Forti saremu se saremu uniti » – nous serons forts si nous sommes unis – devient celle du Front national et se perpétue encore de nos jours chez les communistes.
L’objectif était de préparer le peuple pour l’insurrection.
Car l’appel du 9 septembre n’est pas une réalisation individuelle.
La décision d’insurrection prise par le Front national le 10 août 1943 est une décision collective : déclencher l’insurrection dès que serait connue l’annonce de la capitulation italienne.
Après l’arrestation de Mussolini par le Grand Conseil fasciste italien, on pense qu’elle ne saurait tarder.
Pour atteindre leur objectif, les responsables de la Résistance ont sillonné la Corse, créant des réseaux dans chaque village, avec, à leur tête, un responsable politique et un responsable militaire, si possible un ancien militaire habitué à la pratique des armes.
Le mot d’ordre était de répondre massivement à l’appel à l’insurrection, car l’insurrection ne pouvait être que populaire.
La circonstance attendue, ce fut l’annonce, le 8 septembre au soir, de la capitulation de l’Italie fasciste.
Il faut maintenant chasser le nazi qui, parti à petit, a pris la place des Italiens peu motivés et las d’un conflit qui, pour eux, prenait l’allure d’un désastre.
On se bat contre les Allemands en Casinca ; la bataille fait rage sur le port de Bastia que les Allemands sont obligés d’abandonner.
L’appel à l’insurrection populaire peut être lancé le 9 septembre au matin, place du Diamant, à Ajaccio.
15 000 résistants en armes sont prêts au combat.
15 000 personnes répondent à l’appel.
Pendant que les résistants en armes chassent les Allemands d’Ajaccio, les obligeant à quitter précipitamment la ville en s’embarquant du côté de la Parata, la foule en liesse accompagne les chefs de la Résistance à la Préfecture.
Au milieu des cris et des vivats, il pousse des chansons qui fleurissent dans l’air.
Ajaccio est en fête.
Le 9 septembre, la Corse qui chantait abordait la lumière.
Ajaccio, première ville de France libérée.
Ce jour-là, à Ajaccio, sont signés les arrêtés rétablissant les lois de la République.
Le préfet de Vichy est destitué et la Corse se range aux côtés de la France libre.
Ce sont là des faits dûment constatés et même photographiés.
Et le président répond à un personnage public qui se dit historien.
Nier l’importance de la date du 9 septembre 1943 est une mauvaise action.
Car le 9 septembre fut le début de la bataille de la résurrection.
Répondant à l’appel, les résistants attaquent partout les forces d’occupation allemandes : le 10 à Campile, le 13 à Sorbo, à Sisco, à Quenza, à Levie.
Partout, la guérilla fait rage.
Avec l’arrivée des forces françaises et de ses glorieux goumiers marocains, c’est la France qui libère la France.
Le 4 octobre, la Corse est libre.
La Corse s’est libérée.
Sans l’appel du 9 septembre, rien n’eût été possible.
Dans son ouvrage de souvenirs intitulé La Libération de la Corse, le général Gambiez, celui qui a libéré le col de San Stefano, écrit : « L’évolution de la guerre, surtout après les débarquements de Normandie et de Provence, aurait permis tôt ou tard la libération de la Corse et son retour dans le camp allié.
Mais c’est bien grâce à l’insurrection héroïque du 9 septembre que le premier département libéré pourra jouer un rôle important dans la poursuite de la campagne d’Italie et la libération continentale ».
Le général Gambiez, un acteur que l’on ne peut effacer de la mémoire.
Mais je ne puis terminer mon propos sans citer l’appréciation d’un personnage plus illustre encore, le général de Gaulle lui-même.
Le 8 octobre 1943, place de la Mairie à Ajaccio, célébrant le premier morceau libéré de la France, il déclare : « Il est prouvé que pas un jour, la Corse n’a cru à la défaite.
Il est prouvé qu’elle n’attendait que l’occasion pour se lever, combattre et vaincre.
Voyant la chance tourner et l’envahisseur faiblir, les patriotes corses auraient pu attendre que la victoire des armées alliées réglât heureusement leur destin.
Mais ils voulaient eux-mêmes être des vainqueurs.
Ils jugeaient que la libération ne serait point digne de son propre nom si le sang de l’ennemi ne coulait de leurs propres mains et s’ils n’avaient point leur part dans la fuite de l’envahisseur. »
L’occasion attendue, ce n’est pas une date fabriquée pour des raisons politiques.
Le 9 septembre 43, c’est un peuple rajeuni qui émerge de ses épreuves et ouvre, partout ailleurs, la voie au combat libérateur.
Ces citations, ce sont mes références.
C’est pourquoi je veux m’exclamer : vive l’insurrection populaire, vive la Corse, vive la France !

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31 juillet 2026

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Cérémonie commémorative du 82ème anniversaire de la disparition du commandant Antoine de Saint-Exupéry.
Yann Derrien, président de l’Association Nationale des Officiers de Réserve de l’Armée de l’Air et de l’Espace Région Corse et l'association, ont célébré cette cérémonie.
Le 31 juillet 1944, c’est depuis cette île, depuis la base de Poretta, qu'il décollait à bord de son Lightning P-38 pour une mission de reconnaissance dont il ne revint jamais.
Saint-Exupéry s’est abîmé en Méditerranée, rejoignant la légende des chevaliers du ciel disparus en service commandé pour la liberté de la France.
Mais aujourd’hui, notre mémoire est double.
Nous célébrons également le 80ém anniversaire de la publication de son chef-d’œuvre absolu, Le Petit Prince.
Que cette cérémonie, sous le ciel de Haute-Corse, nous aide à raviver en chacun de nous les étoiles du Petit Prince, et à ne jamais oublier le sacrifice de son auteur.
Parmi les personnalités civiles et militaires on notait la présence de M.Arnaud Millemann, secrétaire général, Sous-Préfet de l'arrondissement de Bastia, M.Mohammed Moutaoukel, consul général du royaume du Maroc, du Lieutenant-Colonel Thiery Jeager Commandant en second la Base aérienne 126 de Ventiseri-Solenzara.
Du Lieutenant-Colonel Lancelo Dampierre Délégué Militaire Départemental de la Haute Corse, la Colonelle Caroline Auzeville Commandante du Groupement de gendarmerie de Haute-Corse.
M. Grégory Giuglaris commissaire en chef de 2ème classe (LCL) chef du groupement de soutien commissariat « Ventiseri », Mme Léa Grazi adjointe de la Directrice de l’ONaCVG de Haute-Corse, MM. Les maires de Lucciana, Furiani et Borgo représenté par le 1 er adjoint.

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14 juillet 2026


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14 Juillet à Bastia.
À l'occasion de la Fête nationale, Madame la préfète de la Haute-Corse a présidé la cérémonie du 14 Juillet à Bastia, entourée des autorités civiles et militaires, des élus, des porte-drapeaux, des associations patriotiques et des forces de sécurité .
Au programme : revue des troupes, remise de décorations et défilé des femmes et des hommes engagés chaque jour au service de la population.
Bien plus qu'une commémoration, le 14 Juillet est un moment de rassemblement qui célèbre les valeurs de la République française : liberté, égalité, fraternité, ainsi que l'unité de la Nation.
Et bien sur notre coup de coeur pour nos amis toujours présents qui pour la première fois étaient absents ..... Jérémie, Guy.
Aurélien JACQUES, président des AET section Corse et Pascal GRANADO, président de l'UNC Haute Corse, ainsi que tous leurs amis, ont voulu les saluer à la "Maison du Combattant", à la citadelle.
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8 juin 2026

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JOURNEE NATIONALE D’HOMMAGE AUX MORTS POUR LA FRANCE EN INDOCHINE.
Ils étaient fantassins, cavaliers, légionnaires, artilleurs, parachutistes, marsouins, bigors, tirailleurs d’Afrique, gendarmes, marins, aviateurs, médecins, infirmiers, infirmières.
Plus de 83000 d’entre eux perdirent la vie.
René Chiaramonti 98 ans, ce grand ancien d’Indochine, 50 mois de présence et l’un des derniers a eu une pensée pour ses camarades, l’adjudant-chef André Santelli (102 ans) et le commandant François Antonetti récemment disparu.




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